Reggae Donn Sa - Seychelles vibrations
April 5, 2007 · Print This Article
Indian Ocean Burning, thème de la 3e édition du festival Reggae Donn Sa, laisse place à des artistes de la région. Scope fait donc une présentation, par pays, des acteurs de cette manifestation roots qui se tiendra le samedi 28 avril, à La Citadelle, de 18h ziska mantingra. En commençant par les Seychelles.
L’archipel des Seychelles, qui cultive la racine tricolore avec un gros penchant pour le ragga-dancehall précisément, s’invite à cette célébration avec la présence de deux de ses meilleurs ambassadeurs: Ricky Sultan aka Ras Ricky et Jahrimba.
En lot zour. Avec son album En lot zour sorti en 2006 à Maurice, Ras Ricky a très vite imposé son rythme dans ce milieu. Sa prestation lors de la dernière édition du festival avait permis de mesurer l’ampleur de sa popularité chez les amateurs de roots vibrations. La porte de la musique s’ouvre à Ras Ricky avec son introduction dans le mouvement PHB Crew. Après un premier disque, Ghetto Child, la formation s’éclipse de la scène. Ricky Sultan en profite pour s’évader en solitaire. Trois ans après, il livre son premier album, Santiman. Ras Ricky séduit avec sa chanson Zimaz, qui l’a propulsé sur le devant de la scène comme un des espoirs de cette sonorité. Son combat ne faisait que commencer. Le chanteur prône la positivité et la légalité. Armé de patience et de volonté, il cherche au quotidien le chemin vers la vérité pour aider ses semblables à sortir de l’ombre. La route vers la lumière, constate le berger seychellois, est loin. Babylone avance à grand pas, ajoute-t-il.
Zanfan Geto. Richard Marimba, dit Jahrimba, est un des pionniers de ce courant musical aux Seychelles avec son groupe Ragga Blaster, avec Dr Madnum. Artiste phare de la scène roots de l’archipel, Jahrimba revient chez nous pour distiller les vibrations roots des Seychelles. Représentant de la musique reggae seychelloise, Jahrimba porte haut le drapeau de son île par le biais de cette tendance. Très éclectique sur la sonorité roots, il nous chante tantôt avec des accents agressifs, tantôt avec des inflexions douces, le quotidien de son pays. Sur la scène mauricienne, il se fait plus rare, mais il compte quelques participations à des albums d’artistes locaux. Après une expérience fructueuse avec Ultimatum, le petit Benoît de MonAster, sur son album solo Kalamité, il a tenté d’autres aventures musicales, notamment avec Dagger Kila sur la chanson Bril zot de l’album Koz Sa.
Billetterie
Seules 4 000 places sont disponibles au public. Les billets seront en vente à Rs 250 à partir du 28 mars, chez Otentikk Vibes (Rose-Hill/Flacq), Paradize Burning (Goodlands), One Drop (Chemin Grenier), Raja Music Shop (Flacq), Dodo Music (Mahébourg), Ghetto Boutik (Roche-Bois), Harbour Music/Hard Rock Music/Neptune Music Shop (Port-Louis), Master Sound (Bambous), Magasin Lotus (Quatre-Bornes) ainsi que dans tous les magasins Solid Gold, Habit et Power Music.


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