OSB Reggae Sunsplash 3

January 11, 2007 · Print This Article

OSB Co. Ltd, boîte d’événementiels, a tenu à clôturer 2006 en musique. Ainsi, pendant toute la nuit du 30 décembre dernier, le festival Reggae Sunsplash 3 s’est tenu dans le Sud, accueillant le Nouvel An au rythme de la roots music.

Le samedi 30 décembre, le reggae nous attendait de pied ferme aux abords de la plage de Bel Ombre, sur le terrain de foot du village. Rendez-vous de la famille roots, Reggae Sunsplash 3, dernière manifestation musicale de 2006, a réuni des milliers d’inconditionnels. Une pelouse noire de monde pour allumer le feu autour du reggae. Comme jadis lors des sound systems au Round Midnight, Trianon, une kyrielle d’amateurs du genre a convergé vers Bel Ombre pour assister à la messe roots. Certains avaient déjà pris place trois heures avant le début du concert, avec leur tente de plage pour surfer allégrement sur les vagues du reggae. Le Reggae Sunsplash 3 s’est habillé d’un décor naturel et s’est laissé parfumer d’une aura mystique pour faire vibrer la musique.

Route. Avant de pouvoir planter leurs tentes dans la verdure de Bel Ombre, il a fallu compter, pour les urbains, un long trajet sur la côte ouest. D’autres ont préféré se munir du strict minimum : la tête dans l’herbe et les yeux dans les étoiles, se laissant bercer par les rythmes de la roots music. “C’est un rendez-vous à ne pas rater pour les rastamen et les amateurs de reggae”, confie Éric de Rivière-Noire. Comme ce jeune homme, beaucoup ont mis de côté les travaux de fin d’année à la maison pour un moment de détente. Une occasion de s’évader en musique avant d’entamer la nouvelle année.

Ambiance. Outre la musique, il y avait d’autres attractions pour laisser couler la nuit entre les accords et le décor. Des échoppes avec l’éternelle vente de rasta wear ainsi que des affiches de Monsieur Bob Marley, noir et blanc, proposées par Paradize Burning (Brian Veerapin), ainsi que des petits plats chauds pour tenir debout. Si au bout de six heures de zik, certains ont opté pour un p’tit som’, d’autres, surtout les gals, avaient encore de l’énergie pour “koup bad ek kraz babylone” avec le quatuor d’OSB Crew.

Les premières lueurs du jour ont caressé les dernières notes de Ras Rico chantant Marley. Il était 5h15, l’heure d’un thé ou un café avant de reprendre la route pour la maison… et pour la nouvelle année.


Du reggae sans splash

La 3e édition de ce festival de reggae n’a pas généré le même enthousiasme que les deux précédents. Certes, il y avait un plateau intéressant avec Dagger Kkila, OSB Crew, Fight Again, Natir (Chamarel), Ras Poldo, Tian, Blakowes, Fight Again… mais la sono fut le gros point noir de cette messe roots. Le reggae n’a ainsi pu provoquer d’étincelles dans le ciel étoilé de Bel Ombre. Ce problème venait, dit-on, des connexions de câble, mais toujours est-il que pour un événement de cette ampleur, l’excuse est inacceptable. D’autant plus pour une organisation comme OSB Co. Ltd, qui s’est bâtie une belle réputation dans le domaine en si peu de temps et qui peut se targuer d’avoir apporté une nouvelle impulsion à ce secteur à travers la tenue de manifestations avec des artistes de renom, notamment Alpha Blondy ou encore Steel Pulse.

La bande à Raya devra éviter les écarts, surtout les grands, entre les concerts internationaux (Daddy Mory, Pierpoljak, Alpha Blondy et Steel Pulse) et les manifestations locales. Si les concerts internationaux sont parés d’une sono impeccable, il faudrait en faire autant pour les organisations locales et non pas leur pourvoir une sonorisation de fancy-fair.

Il ne faut, cependant, pas ignorer la volonté des artistes de bien faire malgré les aléas de ce concert. Dans ce registre, Ras Minik, Berty Fleury ainsi que Lion Kklash et Lom Dick se sont illustrés au même titre qu’OSB Crew ainsi que Tikkenzo avec un extrait de son prochain album Kenzo Escobar. Ras Nininn, l’auteur de l’album Obzerve, a pour l’occasion fait sa première sortie scénique.

 

Comments

Got something to say?