NSZ : Un mistral venu du Nord

December 17, 2007 · Print This Article

Le groupe NSZ ou North Side Zoo sort son premier album regroupant une dizaine de titres. Hip hop et dance-hall sont les principaux styles interprétés par 8 chanteurs talentueux.

NSZ est l’un des groupes a avoir atteint le top du chart d’Emtel Bonnto Klip. Supaclique de son titre, l’album de North Side Zoo est un mélange de deux principaux horizons musicaux. “Certains sont influencés par le rap français, d’autres par le hip hop américain”, dit Skom, membre du groupe et graphiste. Fusion qui donne un album plein de bons morceaux interprétés pour la plupart en créole. L’album fait écho aux problèmes de la rue et les émotions qui se dégagent des voix le rendent incontournable pour les amateurs de hip hop.

Morceaux. L’album comporte des chansons très intéressantes avec des paroles non dénuées de vérité et des mélodies bien travaillées. Fight pou mo freedom lance Supaclique sur une entraînante mélodie dance hall. Les effets sonores sont multiples alors que les voix des interprètes touchent au plus profond. Basta, 3e morceau de l’album, est un bel exemple de prouesse vocale. La vitesse à laquelle les mots sont mitraillés par Zahoa Krazy laisse perplexe. Tant et si bien qu’il faut se concentrer au maximum pour arriver à les saisir. Ivy, seule fille de la formation, nous propose Nototious Ivy, titre imprégné de rythme hardcore dans lequel elle lance un message venant du cœur à ceux qui jugent son statut de rappeur. L’album comporte également un morceau Slam, Twa ek Mwa. Yannick Goah, accompagné au piano par Elvis Heroseau, nous transporte à travers des paroles touchantes dans une histoire d’amitié.

Création. North Side Zoo est un collectif constitué de 8 rappeurs presque tous originaires du nord du pays, d’où le nom du groupe. À sa création en 2003, il réunissait une trentaine de jeunes. “On enseignait aux intéressés la danse hip hop, la chanson et comment faire des graffitis. Au début, n’ayant pas d’emplacement, nous opérions sur la plage. Je dois remercier le centre Mère Teresa à Cité Triolet”, dit Aiekilatchoumz, leader du groupe. Il précise que son groupe et lui font des graffitis avec la permission des particuliers, comme ce fut le cas à Camp Carole à Gran-Baie. Voilà presque deux ans que le collectif travaille sur cet album et la satisfaction est de mise à sa sortie. “On a beaucoup galéré avec cet opus. On l’a financé nous-mêmes et on est très contents de le mettre enfin sur le marché”, dit Aiekilatchoumz.

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