Mariage : avant et après

September 1, 2006 · Print This Article

Premdeho Joyram lance Radha My Love, son deuxième album qui comprend huit chansons bhojpuries racontant la vie d’un couple avant le mariage jusqu’à la cohabitation avec la belle-famille.

Chanteur de gamat, Premdeho Joyram, auteur, compositeur et interprète des huit morceaux, confie que son inspiration provient de son quotidien. Chantant très souvent dans des mariages, il a décidé de consacrer un album entier à cet événement, du début jusqu’à la fin. “L’album est basé sur tout ce qui entoure le mariage. L’idée m’a frappé tout d’un coup lors d’une fête dans laquelle je chantais”, dit l’auteur. Ainsi, en quelques mois, il se met à l’écriture et l’album est fin prêt en août.

Très dansant. Radha My Love est une opportunité pour l’auteur de souligner le côté comique du mariage à travers des blagues dont sont imprégnés les différents morceaux. À l’exception d’Antim Samay, ceux-ci sont tous présentés sur une air festif et très dansant. On y reconnaît le son tant apprécié des Bhojpuri Boys, notamment sur Kheer Diya. Avec Henriot Figaro aux arrangements musicaux, l’opus dégage un air propice aux fêtes et qui devrait plaire aux amateurs de gamat. Le dernier morceau, Antim Samay, est différent dans sa conception musicale et l’on ne serait pas surpris de l’entendre dans un film dramatique bollywoodien tant le son y est souple, entraînant, bercé par les percussions du tabla et de la trompette.

Premdeho Joyram confie qu’il s’est intéressé au gamat par tradition familiale. “Beaucoup de membres de ma famille ont chanté dans le passé et c’est tout à fait normal que je prenne la relève car j’adore le chant.” Qui plus est, il a été inspiré par Jeewan Dawassing, grand chanteur de gamat qu’il a côtoyé pendant un certain temps. “Il m’a montré tout ce que je sais faire dans ce domaine”, reconnaît-il.

Relève. La relève préoccupe l’artiste : “Je souhaiterais que les jeunes soient encouragés à s’intéresser au gamat, car ils ne sont pas nombreux. Le ministère des Arts et de la Culture pourrait faire quelque chose en ce sens pour que cette tradition ne se perde pas.” Selon Premdeho Joyram, le peu de personnes qui s’y intéressent font face à plusieurs contraintes et se découragent très vite, le manque de moyens, ajoute-t-il, étant souvent à l’origine de cet état de fait.

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