King, artiste de l’année
January 16, 2006 · Print This Article

King, de son vrai nom Jenkins Kheejoo, a été le baume de fraîcheur de cette année avec son album Let me fly. Remarquable mélange de techno et de ragga, donnant une sonorité novatrice qui accroche. Petit roi du gospel au sein de son église chrétienne, King trace une voie guidée par sa foi. Pour lui, le succès de Let me fly est dû à cette croyance en Dieu. “Ma foi a fait de moi ce que je suis aujourd’hui”, dit-il. Car, bien que dansant, Let me fly est un chant évangélique, avec une approche résolument moderne.
Tube incontesté. Bien avant sa sortie dans les bacs, Let me fly avait le statut de tube sur les ondes radiophoniques. Cette aventure n’est qu’une expérience musicale qui lui a porté chance, dit l’auteur, qui ajoute : “Au début, c’était un truc monté pour le fun. De fil en aiguille, c’est devenu un tube.” La chanson a ce petit quelque chose qui fait qu’on ne peut en oublier la mélodie. La musique de King possède ce caractère qu’on retrouve dans des tubes comme Love Generation de Bob Sinclair ou Lady de Modjo. Même sans comprendre le sens des paroles, la mélodie vous accroche. Ce qui donne encore un cachet spécial, pour ne pas dire une mention spéciale à cette chanson, c’est qu’elle a réussi à réunir des genres musicaux “opposés”. Entre les amateurs de Sound System et de Deep In Da House Party, King fait un cocktail dansant qui combine les deux genres. Et ce cocktail dansant, explique-t-il, véhicule des messages divins.
Louange. Malgré ce changement de style, le chanteur de gospel, qui œuvre depuis plusieurs années dans la voie de la spiritualité, demeure un messager de Dieu. Peu importe la tendance musicale prônée, la philosophie est toujours spirituelle. King est avant tout un artiste engagé auprès du Seigneur. Seule la musique change, et non l’esprit, la mission de l’homme. De chanteur d’église, il passe à celui d’un artiste confirmé, bourré de talent. Ses concerts de gospel à guichets fermés l’attestent. Aujourd’hui, avec son équipe de musiciens - Amal Jearee, Jean-François Macaly, Gilbert Sunee, Emmanuel Sidien, Arnaud Apollon, Ludovic Henry, Éric Nadal, Samuel Goinsamy, Jean-Marie Levaillant et Ricardo Macaque -, King rencontre un grand succès lors de ses prestations publiques, surtout avec les gospels en créole. Les albums ont été une suite logique et la notoriété dont l’artiste jouit depuis quelque temps s’insère dans le même état d’esprit.
King : “C’est une forme de bénédiction”
“Je suis très content que Let me fly ait été élue par les lecteurs de Scope. C’est un vote sincère qui me fait vraiment plaisir. J’en suis très fier, car c’est une chanson de louange qui a été primée. Cest une forme de bénédiction et de grâce pour moi ainsi que pour la musique que je fais. Let me fly est une chanson d’amour et d’espoir. Si elle a été élue, c’est que les messages qu’elle véhicule ont touché ceux qui l’écoutent. Ils se sont retrouvés à travers les paroles ou la musique. Cette chanson est aussi une bénédiction pour tout un chacun. Je remercie les lecteurs pour leur soutien. Merci également pour l’initiative de votre magazine.”


Comments
Got something to say?