Festival Kreol

December 7, 2006 · Print This Article

Trois jours pour se dire Kreol, se découvrir ou mieux se connaître au travers d’activités autour de cette culture. Poésie, musique, conférences et cuisine pour retrouver les sens essentiels de la créolité, car au final, nous sommes tous créoles, malgré nos différences.

La culture créole vit et évolue de manière différente selon les îles. Diverses déclinaisons qui comprennent des complémentarités évidentes. Autour d’une table ronde, on se questionne sur la créolité, sur la définition d’un mot à mille sens. Sans trouver celui qu’il faut, le tout est d’éviter le mauvais sens.

Poésies. Des poèmes pour affirmer sa créolitude, sa fierté d’être zilwa… Les auteurs locaux, Sedley Assonne, Tico Soopaya, Jocelyn Louise, Edouard Maunick, entre autres, ont dit leur poème pour affirmer l’identité créole, mettant en valeur “le phénomène de l’éclatement et du métissage qui caractérise la diaspora créole”. Le créole, une langue, une culture, une philosophie, un être.

P’tit mot. Pour une fois, on dira que l’État a proposé un événement musical de qualité. Que ce soit au niveau du son ou de l’organisation, rien n’a été fait au hasard. Le ministère du Tourisme fait preuve de plus de maîtrise dans l’organisation d’événements culturels que le ministère des Arts et de la Culture…

Prestation. Douze heures de musique tropicale. Un bon son assuré par Impact Production. Ce premier festival international kreol s’est construit sur une base solide et a été monté avec professionnalisme. Le plateau musical présenté était, lui aussi, rehaussé. Avec des artistes d’ici et d’ailleurs pour célébrer la créolité.

Couac. Frankie Vincent et ses textes aussi indécents que son auteur n’a pas vraiment fait honneur à son pays. Bref, c’est le gros sexy man de la planète zouk, sans plus. On regrette aussi les prestations en play-back de certains artistes, notamment Kaoma ou Kassav (Jacob) ainsi que Mario Armel. Le festival de musique, qui plus est créole, se fait en live… Dans le cadre mauricien, on notera aussi certains grands absents quand on considère la beauté créole qu’amènent les instruments orientaux à la musique locale.

Faya dem. Au niveau des prestations, on retiendra celle de OSB Crew, toujours aussi puissant en live, et un Dagger Kkila de plus en plus en confiance, montrant une maîtrise scénique captivante. Baster a aussi marqué le coup avec ses reggaes groovy. Mais, pour beaucoup, la plus grande surprise de cette nuit musicale fut Slai. Avec son groupe, le chanteur de zouk a fait vibrer la playa avec des refrains gorgés d’amour. La netteté du son distillé par le groupe fut savoureuse et surprenante. Slai, c’est de la bombe !

Cassiya a aussi ravivé la foule aux petites heures du matin avant qu’Evoloziq et Éric Triton n’écrivent l’épilogue de ce festival.

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