Du Zouk a ‘Lover’
April 5, 2006 · Print This Article
L’Enfer du Zouk porterait-il bien son nom ? C’est la question que l’on peut se poser à l’écoute de l’un des deux nouveaux albums du chanteur David Ramen qui se la joue zouk, entre deux ségas d’ambiance.
Ambiance mélangée pour un album hybride, venu d’ailleurs. L’Enfer du Zouk procure une sensation très bizarre, entre le malaise et l’envie quand même de se laisser prendre par le célèbre rythme des Antilles. Sur le tempo, David Ramen rame un peu, même si l’entreprise pourrait séduire les amateurs de zouk love. Et ils sont nombreux.

David Ramen surfe donc sur une vague venue d’un autre océan et pour doubler la mise, reprend en version zouk quelques-uns «des plus beaux slows français». Beaux, ça reste à voir.
Là où le bât blesse, c’est que les chansons, par leurs mélodies, leur débit de texte, leurs rythmiques premières, ne se prêtent guère à une adaptation zouk. Sur les huit titres que propose l’album, très peu parviennent à être réellement dans le coup du tempo antillais.
C’est le cas de Les mots Bleus de Christophe, C’est ma prière de Mike Brant, ou encore C’est comme ça que l’on s’est aimé, de Claude François. Pas sûr que Cloclo version zouk fasse un tabac. Ce serait comme une version reggae de L’Aigle Noir ou un rap sur Les Ports d’Amsterdam, à moins d’être génialement retravaillé, c’est boiteux.
La meilleure chanson, celle qui s’adapte le mieux au zouk est J’ai Faim de Toi. Malheureusement, la chanson est quelque peu gâchée par un synthétiseur trop puissant qui cache trop la voix.
On peut rire aussi, même si la chanson passe plus ou moins, du titre Quand je t’aime, de Demis Roussos, en s’imaginant Demis Roussos danser du zouk love. Là, l’album devient dansant et drôle. C’est peut-être tout simplement trop étrange, mais ça se laisse écouter. Heureusement que la plupart des chansons sont très populaires. L’entreprise est originale et finalement bien sympathique même si David Ramen a fait des erreurs de choix de chansons. C’est toutefois un genre qu’il faut retravailler, car l’association du zouk, genre très apprécié, et de chansons populaires peut bien marcher.


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