DJ Assad, célèbre et cool

March 27, 2006 · Print This Article

Né à Paris de parents mauriciens, DJ Assad, 22 ans, compte parmi les DJ les plus respectés de sa génération. Sa musique de prédilection est le R’n’B qu’il mixe avec de la soul, du funk, du hip hop et du ragga. Autour d’une table, au Ngyone, nous avons bavardé avec ce DJ à l’inséparable casquette blanche, qui nous a agréablement surpris par sa simplicité et son authenticité. Vous pouvez le retrouver sur le plus gros site Internet de musique live, www.mediagong.com.


assad dj morisien

Tout a commencé quand je suis allé à une soirée avec ma cousine où j’ai eu l’occasion de rencontrer DJ Abdel, le plus grand DJ de R’n’B en France. Il mixait ce soir-là et j’ai été impressionné de voir autant de monde sur la piste de danse. J’ai compris à ce moment que faire danser les gens serait ma passion.

C’était dur au début, mais j’ai persévéré et je me suis investi. Avec l’aide de mon pote DJ Godjothai et de DJ Abdel, j’ai pu évoluer et obtenir des résidences de prestige telle que l’Asian aux Champs-Elysées, le Privé, situé sur les grands boulevards, et le Marakesh Nikki Beach.

J’ai également pu jouer à Londres et en Suisse, alors qu’au départ, j’évoluais dans des soirées, des anniversaires et des mariages. Grâce à Radio FG, où je travaille avec Carl Cox, David Guetta, entre autres, beaucoup de portes se sont ouvertes et j’ai gagné en popularité. Je collabore souvent avec d’incontournables DJ tels que DJ Miloz, mon frère en musique, Rohff, Lafouine, Booba et Intouchable. J’ai aussi fait quelques passages à la télé, notamment à 20 h 10 pétantes sur Canal +.

Comment trouvez-vous les « clubbers » mauriciens ?

Tout d’abord je dois dire que je suis très fier de mes origines mauriciennes. Quand je viens à Maurice, j’aime bien écouter de la musique indienne et du séga. J’adore le groupe Cassiya. Au début de la soirée au Ngyone, j’avais un peu d’appréhension concernant les préférences musicales des Mauriciens, mais après avoir mixé pratiquement une heure et demie, l’ambiance était électrique. Je pensais d’après les soirées où j’avais été que les Mauriciens préféraient la house et la techno au R’n’B, mais j’ai été surpris par le response. Arriver à mixer des morceaux mauriciens et pouvoir faire le pont entre Maurice et la France est l’une de mes plus grandes ambitions.

Avec la popularité, est-ce que votre vie a beaucoup changé ?

Je n’ai pas la grosse tête, même si plus de choses matérielles me sont accessibles. Là n’est pas mon intérêt. Moi, je veux seulement jouer de la bonne musique.

Que préférez-vous jouer, la musique qui plaît au public ou celle que vous aimez ?

Je pense qu’un bon DJ doit jouer de la musique que le public apprécie pour répondre à la demande. Si je voulais jouer de la musique que j’aime, je serais resté chez moi. Même ce soir (NdlR : le 17 mars), j’ai fait passer des morceaux que je n’aime pas forcément.

Que pensez-vous du mouvement « Ministry of Sound » ?

Je pense qu’ils font évoluer la musique. J’ai des amis qui en font partie mais ce n’est pas mon style.

Comments

Got something to say?