SBRZ : Ragga au Sud
July 15, 2005 · Print This Article

Le quatuor de Street Blakk Ragga Zone (SBRZ) veut envahir l’univers du son avec son premier disque, sorti en début d’année. Avec Nu mem sa, il a comme intention d’inscrire son nom dans le domaine de l’underground.
Quatre jeunes dans le vent au sud de l’île. Mordus du ragga, ils montent, sept ans de cela, une formation du genre avec la conviction de gravir les échelons très vite. Mais, les conditions ne sont guère favorables pour l’équipe. Si, au départ, la formation était composée d’environ une dizaine de jeunes, aujourd’hui, seul quatre raggamen repondent présents : Ricardo (Master Ragga), Zirodo (Mister Kool Z), Angelito (Master Black Boys) et Gino (Black A-Z). SBRZ a su éviter les vents contraires pour donner naissance à son premier disque.
Nu mem sa est le premier disque de cette formation du Sud qui veut à présent sortir de l’ombre après sept ans d’existence. Essuyant le refus des producteurs, le groupe n’a jamais désespéré, bien au contraire. Pendant des années, le quatuor s’est sacrifié afin de récolter le capital nécessaire pour produire le présent album. Ayant maintenant réalisé son rêve, SBRZ est à la conquête d’une certaine reconnaissance. Auto produisant ce premier album, le groupe veut être indépendant et, ainsi, prouver qu’il a la capacité d’aller jusqu’au bout de ses ambitions. Certes, il y a eu des moments où le ciel s’était assombri et où quelques membres du navire SBRZ ont laissé l’équipage pour un autre destin. L’herbe est plus verte ailleurs, dit-on. Mais, depuis leur départ, explique le quatuor de SBRZ, les exilés sont des inconditionnels absents de la scène musicale. D’éternels mirages.
Survol. Premier essai pour le quatuor avec Nu mem sa. Un survol de l’album permet de dire que le groupe peut mieux faire. Le disque, valse entre ragga et ragga, offre une sonorité quasi uniforme. Cet aspect, maillon faible de l’album, est suivi de compositions clichés, notamment, sur les fléaux sociaux et les meufs. Avec une base musicale programmée principalement sur un synthétiseur, ce qui ne donne pas de force à la musique, ainsi que les voix un tantinet faibles, l’album obtient une note moyenne. Ces jeunes devront exploiter d’autres voies dans le monde du son pour donner plus de résonance à leur musique. Il faut, toutefois, leur donner les moyens adéquats pour atteindre cet objectif. Quelques titres arrivent quand même à insuffler un peu d’espoir, notamment Rebel et Penser, alors que d’autres sont une sorte de variation sur le même rythme.
Enregistré chez Snake Studio avec un arrangement signé Jonathan Bescherel et Michel Nany, Nu mem sa souffre au niveau de la conception musicale. L’album est en vente à Rs 180.


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